C'EST LA FIN

C'EST LA FIN
Que dire ???? Les mots sont si dérisoires ! Seuls les maux me rappelent que je suis en vie...
Ma fille ne va pas mieux. Il a été décidé de l'hospitaliser à la Maison de Solenn, même sans son accord. Nous devons rencontrer le médecin qui s'occupe de ce service le 26 mai. Nous avons appris qu'une hospitalisation serait possible le 20 juillet. Aucune possibilité avant. Après, ce serait à partir du mois d'août - sans plus de précision. Mon mari et moi-même avons nos congés à partir du 18 juillet pour une durée de 3 semaines et avions trouvé une location à l'île d'Oléron pour la dernière quinzaine de juillet. Notre fille ainée passant son bac cette année, cela lui aurait fait du bien. Or, elle n'envisage pas de partir avec des copines, et nous ne pouvons nous résoudre à partir en vacances pendant que notre plus jeune fille sera hospitalisée. Tout annuler revient à pénaliser notre fille ainée. Repousser l'hospitalisation ? Pas évident ! D'autant plus que notre fille va commencer les cours par correspondance en septembre. Etre hospitalisée à ce moment là risque de la mettre en difficulté dès le début de ses cours et peut-être compromettre son année. J'ai essayé de lui en parler, de lui demander ce qui lui paraissait préférable (même si elle refuse l'idée d'une hospitalisation). Mais elle refuse de me répondre, m'envoie promener. Et quand elle s'est aperçue que j'avais fermé la porte de la cuisine pour pleurer, elle m'a reproché de faire la gueule, de tout ramener à moi.
Je n'en peux plus. J'en ai marre de cette vie. Quoique que je dise ou ne dise pas, que je fasse ou ne fasse pas, quoique je pense ou ne pense pas, quelque soit le lieu où je me trouve, quelque soit ma façon d'être, ça ne va jamais. Si je pleure, c'est que je fais la gueule. Si je ne pleure pas, c'est que je m'en fout. Si je parle de quelque chose, soit je dis des conneries, soit je n'ai rien compris, soit c'est pour me faire mousser. Je m'entend si souvent dire que je ne comprend rien à rien. Que je ne pense qu'à moi. Je devrai pourtant y être habituée car c'est l'histoire de toute ma vie. Ma vie n'est qu'un échec. Et le pire de tous, c'est mes enfants. Elles sont ce qui m'a permis de continuer à avancer envers et contre tout. Pour elles, je me relevais et je luttais. Je voulais tant qu'elles aient le meilleur. Mais j'ai tout râté.
Je n'ai plus envie de lutter. Je n'ai plus envie de rien. J'attend juste le jour où la mort me délivrera enfin de toute cette souffrance. Je ne veux plus souffrir. C'est trop dur. Je ne veux plus faire semblant. Tout cela ne mène à rien.
Je vous remercie d'avoir fait un petit bout de chemin avec moi. Merci pour toute votre gentillesse. Mais à quoi bon continuer ? La vrai vie n'est que souffrance et le virtuel ne me suffit plus. Ceci est donc mon dernier article. J'arrête définitivement ce blog. Je ne vous oublierai jamais.

Bonne continuation et beaucoup de bonheur à toutes et tous.

Bisous ~ Nicole
# Posté le mardi 05 mai 2009 05:24
Modifié le mardi 05 mai 2009 05:42

CE N'EST QU'UN AU REVOIR.....

Il y a bien longtemps que je n'ai pas mis d'articles, que je ne suis pas passée sur vos blogs. Et pourtant, vous continuez, avec toute la gentillesse qui est la votre, à passer me laisser des commentaires et des messages. Je vous l'ai déjà dit mais je le répète car rien n'est plus vrai que ça : VOUS ETES FORMIDABLES !

Comme souvent quand j'ai des gros soucis, je me suis refermée "comme une huitre". Et là, la douleur est trop intense. Trop dur d'en parler sans pleurer et avoir envie de hurler mon chagrin et mon désarroi. Et le temps passé à en parler me semble être volé à ma fille. Elle souffre tant. Je voudrais pouvoir souffrir à sa place et la voir sourire à nouveau. Mais je suis impuissante et malheureuse de la voir jouer à la roulette russe.

Je vais néanmoins vous donner quelques nouvelles. Alors qu'un soupçon de petit mieux semblait s'amorcer, elle a rechuté. Puis refusé d'aller aux rendez-vous avec les médecins lundi dernier. Elle dit que les médecins la prennent pour une conne. J'ai bien essayé de trouver d'autres lieux spécialisés mais c'est un véritable parcours du combattant. C'est limite s'il ne faut pas leur fournir des preuves du bien fondé de nos demandes de rendez-vous. Et compte tenu que son aspect poids n'est pas encore alarmant, elle n'est pas prioritaire pour avoir rendez-vous. D'autres hôpitaux parisiens vous renvoient sur les C.M.P. locaux qui eux ne sont pas spécialisés dans les troubles du comportement alimentaire. Sans parler de ceux pour qui la seule solution proposée est un internement de longue durée en psychiatrie. Et il y a aussi un aspect auquel je dois penser. Elle n'attend qu'une chose : avoir 18 ans, persuadée qu'alors on ne pourra plus la forcer à se soigner. Elle risque donc de vouloir changer de médecins tous les deux mois pour faire trainer les choses et arriver à ses 18 ans. Elle se sait malade, elle sait que la maladie la détruit, elle sait qu'elle en mourra si elle ne guérit pas, mais paradoxalement elle évolue comme si c'était la maladie qui la maintenait en vie. Cette maladie est un cancer qui la ronge psysiquement et mentalement. Une drogue dont elle ne peut se passer mais qui la tue à petit feu.

Voilà les nouvelles et elles ne sont pas réjouissantes. J'ai peur.

Je ne veux pas vous mentir et vous laisser croire que je passerai bientôt vous voir et vous donner d'autres nouvelles. Pour l'instant, c'est au-dessus de mes forces. Je passerai surement vous voir mais je ne sais pas quand. Je met donc mon blog en pause pour une durée indéterminée.

A celles et ceux qui le souhaitent, laissez-moi vos messages, j'y répondrai.

Merci encore d'avoir été là pour moi, merci pour toute votre gentillesse et surtout pour votre amitié. Je ne vous oublierai jamais.

Bisous ~ Nini
# Posté le lundi 02 mars 2009 04:54

QUELQUES NOUVELLES

QUELQUES NOUVELLES
Bonjour.

Je vous remercie toutes et tous pour vos messages de soutien et d'amitié.
Un merci tout particulier à : xxotitouxxo. Je vous invite d'ailleurs à aller voir son blog. Elle même anorexique, elle lutte pour s'en sortir avec beaucoup de courage. Elle est formidable et son amitié me touche beaucoup.

Lundi dernier, nous sommes allés à la Maison de Solenn pour rencontrer le psy et le médecin. Pour chacun d'eux, notre fille est reçue seule, puis avec le(s) parent(s) accompagnant(s). On lui a fait un nouveau bilan sanguin. Elle a d'abord vu le psy qui conseillait une hospitalisation en service psychiatrique car il craignait que son bilan sanguin reste inquiétant (nous n'avions pas encore les résultats) et trouvait qu'elle n'avait pas beaucoup progressé. Objectivement, je pense qu'il est impossible de progresser beaucoup en une semaine avec cette maladie et j'avoue ne pas avoir compris son étonnement. En outre, si je comprend bien l'intérêt d'une hospitalisation, je ne suis pas favorable à ce qu'elle se passe en service psychiatrique. Il faut savoir que dans ces services, les personnes sont enfermées dans leur chambre et ne peuvent en sortir que sous surveillance et qu'elles ne peuvent pas avoir de contacts entre elles. Ma fille refuse catégoriquement cette hospitalisation et je la comprend. Même si elle a parfois l'impression de devenir folle avec cette maladie, elle ne l'est pas et ne veut pas qu'on la considère comme telle. Elle a ensuite vu le médecin et là, bonne nouvelle. Les résultats du bilan sanguin sont redevenus tout à fait normaux, ce qui est le résultat de tous les efforts qu'elle fait depuis la première visite. En effet, elle continue à s'alimenter chaque jour et à prendre en plus des apports de sucre. Elle a également diminué les laxatifs. Le médecin s'oppose donc à une hospitalisation en psychiatrie. Il a néanmoins expliqué à notre fille qu'elle se bat contre plus fort qu'elle et qu'elle aura donc peu de chance de s'en sortir sans une hospitalisation. Il lui propose cette hospitalisation pour une durée de trois semaines à la Maison de Solenn, lieu où elle ne serait pas enfermée, où elle pourrait avoir des contacts avec les autres ados, où elle aurait accès à divers activités, et où elle aurait toute l'aide et le soutien nécessaire pour accélérer le processus de guérison. N'ayant aucun accès aux laxatifs, elle pourrait s'en désintoxiquer tout en ayant les médecins pour l'aider à traverser les crises d'angoisse que génère une désintoxication. Ca pourrait lui faire gagner beaucoup de temps dans son chemin vers la guérison. Par contre, il est primordial qu'elle l'accepte sinon ça ne marchera pas.
Aujourd'hui, nous retournons au centre pour un rendez vous uniquement avec le psy.
J'ai l'impression qu'elle a repris un peu de poids mais bien sûr je ne lui dis rien. Elle continue à se cacher dans sa chambre pour manger et n'a pas repris le lycée. Elle n'est pas capable actuellement de se projeter loin dans l'avenir. Elle a besoin d'échéances à court terme. Elle envisage donc des cours par correspondance pour un BEP carrières sanitaires et sociales. Après, si comme je l'espère elle va mieux, elle pourra toujours reprendre une filière classique pour passer un bac.
Je n'arrive toujours pas à comprendre comment elle a pu en arriver là. Elle est superbe et vraiment bien faite de sa personne, elle avait juste ce qu'il faut là où il faut - rien de plus et rien de moins. Beaucoup l'enviaient. Elle est intelligente, vive, avec un esprit d'à propos génial. Ce n'est vraiment pas juste.

Voilà pour les dernières nouvelles.

Je vous souhaite de passer de très bonnes fêtes de Noël.

Bisous ~ A bientôt ~ Nicole
# Posté le lundi 22 décembre 2008 03:56

ANGOISSE

ANGOISSE
Bonjour à toutes et tous.

"Angoisse" est le mot juste pour définir l'ambiance.
En fouillant sur internet, j'ai découvert que ma fille a un blog. Elle y explique qu'elle avait un autre blog mais qu'elle l'a fermé car elle croit que je l'avais découvert - ce qui est faux. Elle y dit qu'elle est anorexique depuis un an. Elle n'explique pas comment elle en est arrivée là mais dit qu'elle s'est sentie fascinée par l'anorexie. Elle parle de la "nation pro ana" comme étant quelque chose de bien, dont les valeurs sont de se soutenir entre personnes n'ayant pas réussi à s'en sortir. Ca me fait très peur car je crains qu'elle ne soit victime des pro ana qui, contrairement à ce qu'elle croit, sont dangeureuses et font croire qu'aucune guérison n'est possible. Je suis allée voir des sites pro ana pour me rendre compte de ce qu'elles disent. C'est horrible ! Effrayant ! Je n'ai pas dit à ma fille que j'avais trouvé son blog car je crains de la blesser. Je me rends compte que ça peut aussi être un éxutoire pour elle. Mais j'ai très peur. Si les pro ana la tienne, pourra-t-elle s'en sortir ?J'ai essayé de lui demander ce qu'elle pense des pro ana mais il est évident qu'elle ne tient pas à en parler. Ni de ça ni d'autre chose du reste. La communication avec elle est quasiment néante. Si je ne montais pas la voir dans sa chambre, je ne la verrai plus. Elle s'y enferme à longueur de journée, passe le trois quarts de son temps à l'ordi, ne voit pas de copine. Elle n'a pas repris le lycée. Elle continue à manger chaque jour. Mais que fait-elle ensuite ? Se fait-elle vomir ? Combien de laxatifs ? Quand je suis un moment sans l'entendre, la peur m'envahit. Que fait-elle ? Comment va-t-elle ? A-t-elle eu un malaise ? A-t-elle tenté de mettre fin à ses jours ?

En outre, j'ai également découvert que ma fille ainée savait que sa soeur était anorexique. Pourtant, quand je lui parlais des inquiétudes que j'avais elle me répondait que je m'inventais des histoires, qu'elle allait bien et qu'il n'y avait pas lieu de m'inquiéter, que si c'était le cas elle me le dirait. Or, elle ne m'a rien dit ! Pourquoi ? Et je ne peux rien lui dire car, si sa soeur ne s'en sort pas et/ou décède (ce qui est le cas pour 10% des anorexiques), comment pourra-t-elle continuer à vivre avec ce poids de culpabilité ? Ai-je le droit de la sacrifier sur l'autel des responsabilités ? C'est déjà assez dur pour elle aussi sans lui en rajouter.

Demain, ma fille a un premier rendez-vous avec un psy. Comme je n'ai pas pu avoir ma demie journée, c'est son papa qui l'accompagnera. Or, elle est braquée contre les psys (avec l'approbation de son père et de sa soeur qui ont eux aussi une piètre opinion d'eux). J'ai essayé de lui expliquer que, quoi qu'elle pense d'eux, sa guérison ne serait possible qu'avec eux (en plus du suivi nutritionnel). Qu'il n'y aurait pas de miracle et qu'il fallait qu'elle coopère vraiment pour s'en sortir. Mais elle se fâche quand je lui en parle. Je ne sais plus quoi dire ou faire. Je me sens si impuissante et inutile.

Voilà les dernières nouvelles. Ni mieux, ni pire. La peur et l'angoisse sont en moi à chaque instant. J'espère un jour pouvoir vous dire "elle va mieux, elle lutte, elle est sur la voie de la guérison". En attendant, vos messages me font chaud au coeur et me sont d'un grand soutien. Merci de ne pas m'abandonner, je me sens si seule dans cet enfer. Et ne m'en veuillez pas si je ne passe pas régulièrement vous voir, je ne vous oublie pas.

Bisous ~ Nicole
# Posté le lundi 08 décembre 2008 05:15

PREMIER RENDEZ VOUS A LA MAISON DE SOLENN

PREMIER RENDEZ VOUS A LA MAISON DE SOLENN
Bonjour à toutes et tous.

Tout d'abord, je veux remercier toutes les personnes qui m'ont laissé des commentaires et messages d'amitié et de soutien. En ces moments difficiles, ça fait chaud au coeur et j'en ai bien besoin.

Voici donc les dernières nouvelles :
Nous sommes allés à la consultation à la maison de Solenn hier. Actuellement, le rapport taille/poids de ma fille n'est pas inquiétant (46 kg pour 1m62). Néanmoins, elle n'avait rien mangé depuis vendredi. La prise de sang faite le 17/11 montre une petite hypoglycémie. Le reste du bilan est normal. Une nouvelle prise de sang a été faite hier et les résultats sont similaires. Le médecin lui a expliqué qu'à ce rythme elle risquait un coma hypoglycémique et qu'elle devait impérativement prendre régulièrement dans la journée du sucre ou des boissons sucrées. Le médecin nous déconseille de la laisser seule car elle pourrait faire une chute brutale de glycémie et dans ce cas il faut bien sûr intervenir rapidement. Elle n'est plus dans le dénie mais a clairement affiché sa réticence concernant un suivi psy et médical (surtout psy). Le médecin a dit devant elle que si son haleine sent l'acétone (crise d'hypoglycémie) ou qu'elle reste 48 heures sans manger il faut la faire hospitaliser en urgence. Il lui a également dit clairement que si elle ne coopérait pas activement dans son traitement et continuait donc à se mettre en danger elle serait hospitalisée. Or, elle ne veut absolument pas être hospitalisée. Comme elle le dit rageusement, on ne lui laisse pas le choix. Soit elle recommence à s'alimenter et elle assure un apport de sucre journalier tout en coopérant au suivi psy et médical, soit c'est l'hospitalisation.
La semaine dernière, elle n'était pas allée au lycée car pas capable entre autre physiquement. Elle commence aussi une agoraphobie (le médecin m'a dit que c'était courant). Elle a essayé d'y retourner ce matin mais m'a appelée à 10h30 en pleine crise de panique. Ma chef étant au courant de la situation m'a dit d'aller la chercher et de prendre ma journée. Demain, jeudi et vendredi, mon mari prend des jours pour rester à la maison avec elle. Et si besoin il prendra aussi la semaine prochaine. Ma fille a tellement peur d'être hospitalisée qu'elle accepte de faire un gros effort pour manger un repas le midi et quelques compotes par jour (ce n'est certes pas l'idéal mais c'est le mieux qu'elle peut fournir pour l'instant et c'est quand même beaucoup plus que ce qu'elle mangeait depuis un mois). Reste à voir si elle arrivera à s'y tenir. Par contre, crise de panique à l'idée de retourner au lycée. Problème : le lycée ce n'est pas le collège, les élèves peuvent sortir librement. Et quand elle m'a appelée ce matin et que j'essayais de la convaincre de rester, elle m'a raccroché au nez en me disant entre deux sanglots qu'elle ne pouvait pas et qu'elle se débrouillerait toute seule. On ne peut pas prendre le risque qu'elle passe ses journées dehors sans savoir où elle est. Je ne sais pas encore comment on va gérer ça mais la seule solution, si toutefois elle remplit sa part de contrat en mangeant et suivant son traitement, sera peut être des cours par correspondance pendant un moment.
Voilà les dernières nouvelles. Dire que c'est dur pour tout le monde à la maison est un euphémisme. Pas facile pour son Papa qu'elle rejette, ni pour ma fille ainée qui culpabilise à tort, ni pour moi qui, une fois de plus, prend seule les décisions et doit en plus rassurer l'ainée. J'en prends plein la gueule mais je m'en fous, la seule chose qui compte c'est d'avancer et de tout mettre en œuvre pour que ma fille s'en sorte. Et heureusement que j'ai mon nouveau boulot, ça m'aide à tenir le coup.

On revoit le médecin le 15 décembre. D'ici-là, le médecin va contacter un psy pour qu'il la reçoive avant ce rendez-vous afin de faire un premier bilan psy et doit me recontacter pour me dire quand c'est possible. Il n'a pas été possible de me fixer cette date hier car les plannings des psy sont surchargés avec des carnets de rendez-vous pleins pour au moins un mois... Nous serions donc reçus hors des horaires de rendez-vous normaux.

Je pleure souvent, je dors mal, j'ai si peur !!!!! Et je me pose tant de questions : quand ? comment ? pourquoi ? qu'est-ce qui nous a échappé ? a-t-on râté quelque chose ? va-t-elle s'en sortir ? J'ai souvent envie de hurler de désespoir : pourquoi, moi sa mère, suis-je impuissante à soulager sa douleur ?

Excusez-moi mais je ne peux pas continuer cet article ni passer vous voir. Je n'arrive pas à contenir mes larmes.

Merci de votre soutien.

Bisous ~ Nini

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# Posté le mardi 25 novembre 2008 10:04